Comprendre l’histoire du 20 Francs Génie, c’est remonter à l’automne 1848, quand une jeune République cherche encore son visage. Chargé de graver la première pièce d’or de ce régime naissant, l’artiste Augustin Dupré ressort de ses cartons un motif dessiné cinquante ans plus tôt : un génie ailé, debout, inscrivant les tables de la loi. Frappée d’abord entre 1848 et 1849, cette pièce disparaît puis réapparaît sous le Second Empire libéral, en 1871, pour connaître alors une carrière bien plus longue. C’est cette double vie qui fait du 20 Francs Génie l’une des pièces d’or les plus attachantes que nous voyons passer au comptoir d’achat d’or au Havre.
Un motif de 1795 ressorti pour deux Républiques
Le dessin du génie n’est pas né en 1848. Augustin Dupré, graveur général des monnaies sous la Première République, avait conçu ce revers dès 1795 pour des essais qui n’aboutirent pas à une frappe de masse. Un demi-siècle plus tard, la IIe République reprend ce type sans changer une ligne : au revers, le génie ailé écrit sur une tablette posée sur un autel, entouré d’un coq à gauche et d’un faisceau de licteur à droite — trois symboles de vigilance, de nation et d’autorité. À l’avers figure une couronne de laurier et de chêne enserrant la valeur faciale. Cette continuité graphique explique pourquoi collectionneurs et investisseurs regroupent sous un même nom des pièces séparées par plus de vingt ans.
La première série, dite « IIe République », court sur deux millésimes seulement, 1848 et 1849. Elle reste rare et recherchée. La seconde vie de la pièce commence en 1871, sous le gouvernement de la Défense nationale puis la IIIe République, et se prolonge jusqu’en 1898. C’est cette longue période qui a fourni l’immense majorité des exemplaires que l’on croise aujourd’hui.

Caractéristiques techniques : le standard de l’Union latine
Comme toutes les pièces de 20 francs françaises frappées après 1865, le Génie suit rigoureusement les normes de l’Union monétaire latine, cette entente entre la France, la Belgique, l’Italie et la Suisse qui uniformisa les monnaies d’or. Concrètement :
- Poids total : 6,4516 grammes.
- Titre : 900 millièmes (or à 21,6 carats).
- Poids d’or fin : environ 5,806 grammes.
- Diamètre : 21 millimètres, tranche cannelée.
Ce poids d’or fin est exactement celui du 20 Francs Napoléon, du Coq Marianne ou de leurs cousins étrangers (les 20 lires italiennes, les 20 francs suisses Vreneli). Autrement dit, sur la seule valeur du métal, un Génie « pèse » le même poids d’or qu’un Napoléon : la différence de valeur, lorsqu’elle existe, vient de la rareté du millésime et de l’état de conservation, pas de la matière. Pour situer précisément votre exemplaire, notre page dédiée sur le 20 Francs Génie : valeur et cotation détaille les paramètres qui font monter ou descendre le prix.
Deux ateliers, deux lettres : lire l’histoire dans la pièce
Sur la seconde série, la pièce porte au revers un petit différent d’atelier qui raconte où elle est née. La lettre A désigne l’atelier de Paris, la lettre K celui de Bordeaux, ouvert de nouveau pendant la guerre de 1870 pour frapper de la monnaie loin d’une capitale menacée. Les tirages de Bordeaux, plus limités certaines années, intéressent particulièrement les collectionneurs. À côté de la lettre figure aussi le poinçon du graveur (une abeille, une ancre, un trident selon les périodes), autant de repères qui permettent à un spécialiste d’authentifier et de dater précisément l’exemplaire.
Cette lecture fine est l’un des plaisirs de la numismatique : deux pièces identiques au premier regard peuvent avoir des parcours et des cotes très différents selon leur atelier et leur millésime. C’est aussi ce qui justifie de faire examiner sa pièce avant toute vente or au Havre, plutôt que de la traiter comme un simple morceau de métal.
Pourquoi le Génie séduit collectionneurs et épargnants
Le 20 Francs Génie occupe une place à part. Pour l’épargnant, il offre la même sécurité que n’importe quelle pièce d’or de vingt francs : une valeur adossée au cours mondial du métal, une liquidité forte et une fiscalité connue. Pour l’amateur, il ajoute une dimension esthétique et historique — ce génie ailé signé Dupré est considéré par beaucoup comme l’un des plus beaux revers de la numismatique française. Les pièces de la première République (1848-1849), rares, dépassent souvent leur valeur métal, tandis que celles de 1871-1898, plus courantes, se négocient au plus près du cours.
Au Havre, nous rencontrons ces pièces dans les collections héritées comme dans les petits trésors familiaux glissés au fond d’un coffre. Certains propriétaires souhaitent conserver la pièce et l’estimer par curiosité ; d’autres envisagent un rachat or au Havre pour transformer un héritage en capital disponible. Dans les deux cas, notre rôle est d’expliquer avant de proposer. Notre fondateur, Bertrand Mathieu, collectionneur et investisseur depuis plus de vingt ans, examine chaque exemplaire à la loupe, contrôle les poinçons et pèse la pièce sur une balance certifiée par les Douanes, garantie de transparence sur le pesage commercial.
De la collection à la transaction, au Havre
Estimer une pièce et la céder sont deux gestes distincts. L’estimation, chez nous, est gratuite et sans engagement : nous authentifions, nous datons l’atelier, puis nous vous indiquons la valeur au cours du jour, sans jamais avancer de prix inventé. Si vous décidez ensuite de vendre, le règlement s’effectue par virement, y compris en virement instantané le jour même, comme l’exige la traçabilité légale du rachat de métaux précieux. Une pièce d’identité vous sera demandée et l’opération est inscrite sur un registre, conformément à la réglementation. Les collectionneurs qui cherchent au contraire à compléter une série peuvent s’orienter vers notre achat de 20 Francs Génie, où nous proposons régulièrement des exemplaires authentifiés.
Que vous soyez au centre-ville, à Sainte-Adresse ou dans le pays de Caux, nous vous recevons du lundi au samedi, de 9h à 19h, dans un cadre discret, et proposons au besoin un rendez-vous à domicile. Pour une vente structurée d’or physique, notre service dédié d’achat or au Havre détaille chaque étape, de l’expertise au paiement. Les habitants du bassin havrais peuvent aussi consulter notre page locale de rachat d’or au Havre pour connaître nos modalités de proximité.
FAQ — Histoire du 20 Francs Génie
Pourquoi le 20 Francs Génie a-t-il été frappé sur deux périodes séparées ?
La pièce naît d’abord sous la IIe République (1848-1849), à partir d’un motif dessiné par Augustin Dupré dès 1795. Le type est ensuite abandonné, puis repris en 1871 par la IIIe République qui le frappe jusqu’en 1898. Ce même revers, séparé par plus de vingt ans, explique l’existence de deux séries sous un seul nom.
Le Génie contient-il autant d’or qu’un 20 Francs Napoléon ?
Oui. Comme toutes les pièces de 20 francs françaises au standard de l’Union latine, il contient environ 5,806 grammes d’or fin, pour un poids total de 6,4516 grammes au titre de 900 millièmes. La quantité de métal est identique à celle du Napoléon ; seules la rareté et la conservation peuvent créer un écart de valeur.
Comment savoir dans quel atelier ma pièce a été frappée ?
Une petite lettre au revers indique l’atelier : A pour Paris, K pour Bordeaux. Un poinçon de graveur (abeille, ancre, trident) complète l’information. Ces différents, combinés au millésime, permettent à un spécialiste d’authentifier et de dater précisément votre exemplaire.
Voir aussi
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